Suivi des emails dans Google Analytics : baliser vos campagnes avec les paramètres UTM

Suivi des emails dans Google Analytics : le guide UTM

Pourquoi vos campagnes email apparaissent en « direct » dans Google Analytics

Parce que sans paramètres UTM, Google Analytics n'a aucun moyen de savoir d'où vient le visiteur. Un clic depuis un logiciel de messagerie de bureau ne transmet pas de référent : la session tombe dans le trafic direct, aux côtés des gens qui ont tapé votre adresse à la main. Votre newsletter a généré la visite ; votre outil d'analyse ne l'attribue à personne.

Les paramètres UTM corrigent cela en plaçant l'information de provenance dans le lien lui-même. Ce n'est pas une technologie de pistage et cela n'installe rien : ce sont cinq étiquettes ajoutées à vos propres URL, que Google Analytics lit pour classer la session dans les campagnes.

Que sont les paramètres UTM ?

Cinq balises, dont trois sont de fait obligatoires en email :

Paramètre Répond à Valeur typique en email
utm_source D'où cela vient-il ? newsletter
utm_medium Quel type de canal ? email
utm_campaign Quel envoi précis ? 2026-03-soldes-printemps
utm_content Quel lien dans l'envoi ? cta-entete
utm_term Quel mot-clé ? (rare en email) généralement omis

Un lien balisé ressemble à ceci :

https://exemple.com/offre?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_campaign=2026-03-soldes-printemps&utm_content=cta-entete

Le plus déterminant est utm_medium=email. Analytics regroupe les canaux par medium : cette seule valeur fait que votre trafic email existe en tant que canal. Une variante — « e-mail », « Email », « courriel » — et votre trafic se disperse dans des catégories que personne ne consulte.

La convention de nommage qui tient dans le temps

Les données UTM se dégradent pour une seule raison : deux personnes balisent la même chose différemment. Analytics considère « Email » et « email » comme deux mediums distincts et, un trimestre plus tard, votre rapport de canaux ne veut plus rien dire. Fixez trois règles avant que quiconque ne balise quoi que ce soit.

  1. Tout en minuscules. Toujours. Cela seul évite l'essentiel des dégâts.
  2. Des tirets, jamais d'espaces. Un espace devient %20 et le nom de campagne devient illisible.
  3. La date en tête du nom de campagne. 2026-03-soldes-printemps se trie chronologiquement tout seul ; soldes-printemps-mars non.

Gardez ensuite un vocabulaire restreint. Une valeur de source pour les newsletters, une pour le transactionnel, une pour les automatisations. Si vous ne savez pas expliquer la différence entre deux sources, c'est qu'une seule suffit.

Écrivez la convention dans un document partagé. C'est la seule partie de la gouvernance analytique qui ne coûte rien et qui évite presque tout.

Mailpro peut ajouter vos balises automatiquement : voyez l'intégration Google Analytics plutôt que de modifier chaque lien à la main.

Baliser une campagne étape par étape

  1. Choisissez le nom de campagne d'abord, avant de construire l'email. Le faire après coup sur douze liens, c'est ainsi que l'incohérence s'installe.
  2. Balisez tous les liens sortants, pas seulement le bouton principal. Les liens non balisés retournent discrètement au trafic direct et sous-estiment le canal.
  3. Différenciez les liens avec utm_content. En-tête, corps, pied de page, image, lien texte : c'est le seul moyen de savoir quelle position est réellement cliquée.
  4. Laissez utm_term de côté sauf en référencement payant. En email, il n'ajoute que du bruit.
  5. Envoyez-vous un test et cliquez. Vérifiez que les paramètres survivent jusqu'à la page de destination, surtout si votre site redirige.
  6. Regardez les données le lendemain, une fois les sessions stabilisées, et confirmez que la campagne apparaît où vous l'attendez.

Si votre plateforme ajoute les balises automatiquement, vérifiez une fois ce qu'elle produit plutôt que de lui faire confiance indéfiniment : un balisage automatique ne vaut que les valeurs configurées derrière.

Où trouver le trafic email dans Google Analytics

Dans GA4, les données de campagne se trouvent dans les rapports d'acquisition, filtrés par medium de session. Les valeurs à chercher sont celles que vous avez définies : medium email, puis vos noms de source et de campagne en dessous.

Quatre éléments méritent une lecture systématique :

  • Sessions par campagne : le volume de trafic généré par chaque envoi, là où la plupart des gens s'arrêtent.
  • Engagement par session : ce trafic a-t-il fait quelque chose ? Beaucoup de sessions sans engagement signifie généralement que l'email promettait ce que la page n'a pas tenu.
  • Conversions par campagne : le seul chiffre qui relie l'email au chiffre d'affaires, et la raison de tout ce travail.
  • Performance par utm_content : quelle position de lien récolte le clic, ce qui vous dit comment construire le prochain email.

Lisez tout cela à côté de vos statistiques d'envoi, et non à leur place. Votre plateforme sait qui a ouvert et cliqué ; Analytics sait ce qui s'est passé ensuite. Aucune n'est complète seule, et c'est pourquoi les statistiques de campagne Mailpro et vos rapports Analytics répondent à des questions différentes.

Ce que le suivi UTM ne peut pas vous dire

Il ne mesure pas les ouvertures. Les UTM n'existent que dans les liens : un abonné qui lit tout l'email sans cliquer est invisible dans Analytics. Ce n'est pas une lacune à combler, c'est précisément le rôle de votre plateforme email.

Il ne survit pas au copier-coller. Si quelqu'un partage votre lien balisé, son trafic est aussi attribué à votre campagne. Sans gravité le plus souvent, parfois déroutant quand un lien atterrit sur un forum.

Il ne suit pas l'utilisateur d'un appareil à l'autre sauf s'il est connecté : un clic sur mobile qui convertit sur ordinateur quelques jours plus tard peut perdre le lien.

Il est visible. Le destinataire voit les paramètres dans la barre d'adresse. Gardez-les descriptifs et présentables : les surnoms internes d'un segment n'ont rien à faire dans une URL publique.

La confidentialité joue. Consentement et protections anti-pistage font qu'Analytics ne voit qu'une partie de la réalité. Traitez ces chiffres comme un échantillon constant pour comparer, pas comme un décompte exact.

Les erreurs qui ruinent les données

Les mêmes échecs reviennent dans tous les comptes :

  • Une casse incohérente, qui scinde un canal en plusieurs.
  • Baliser les liens internes : mettre des UTM entre les pages de votre propre site relance la session et détruit l'attribution d'origine.
  • Réutiliser un seul nom de campagne pour tous les envois, ce qui transforme le rapport en bloc indistinct.
  • Oublier les liens du pied de page, puis s'étonner que le trafic direct grimpe les jours d'envoi.
  • Perdre les paramètres dans une redirection, ce qui transforme une campagne parfaitement balisée en trafic direct à la dernière étape.

Une fois le balisage fiable, le travail intéressant commence : comparer les campagnes qui amènent des visiteurs qui font quelque chose, et non de simples visiteurs. Associez-le à votre travail sur le taux de clics et vous distinguerez un email qui gagne des clics d'un email qui gagne des clients, sans perdre de vue la délivrabilité, car un message jamais distribué ne convertit pas.

Un schéma de balisage à copier

Plutôt que d'inventer une convention, partez d'une qui fonctionne et adaptez les noms à votre activité. L'idée est que chaque type d'envoi ait une forme prévisible, pour que n'importe qui dans l'équipe balise correctement sans poser de question.

Type d'email source medium campaign
Newsletter régulière newsletter email 2026-03-newsletter
Promotion newsletter email 2026-03-soldes-printemps
Automatisation de bienvenue automation email bienvenue-etape-1
Réactivation automation email winback-90-jours
Transactionnel avec offre transactional email confirmation-commande

Deux choix méritent d'être expliqués. Les automatisations portent un nom de campagne sans date parce qu'elles tournent en continu : les dater créerait une campagne par mois pour ce qui n'est qu'un seul scénario. Le transactionnel a sa propre source afin qu'un reçu déclenchant un achat ne vienne pas flatter les chiffres de la newsletter.

Quel que soit votre choix, le test est simple : un collègue absent de la réunion baliserait-il l'envoi de la semaine prochaine comme vous ? Sinon, la convention est trop subtile.

Questions fréquentes

Comment suivre mes campagnes email dans Google Analytics ?

Ajoutez des paramètres UTM aux liens de l'email : au minimum utm_source, utm_medium avec la valeur email, et utm_campaign. Analytics lit ces balises au clic et classe la session dans les campagnes plutôt que dans le trafic direct.

Quelle valeur donner à utm_medium en email ?

Toujours le seul mot email en minuscules. Analytics regroupe les canaux par medium : toute autre orthographe éclate votre trafic email en catégories que personne ne relit.

Les paramètres UTM cassent-ils ou ralentissent-ils les liens ?

Non. Ce sont de simples paramètres de requête. Le seul risque concret est une redirection qui supprime la chaîne de requête, à tester une fois sur votre propre site.

Puis-je voir les ouvertures dans Google Analytics ?

Non. Analytics ne voit la visite qu'une fois le clic effectué vers votre site. Les ouvertures restent dans les rapports de votre plateforme email, et les deux séries de chiffres ne sont pas faites pour se recouper.

Faut-il baliser les liens entre les pages de mon site ?

Non. Des UTM internes ouvrent une nouvelle session et écrasent la source d'origine : vous perdez la trace de la provenance réelle du visiteur. Ne balisez que les liens qui amènent des gens de l'extérieur.

Pourquoi mes chiffres diffèrent-ils de ceux de ma plateforme email ?

Ils mesurent des moments différents. Votre plateforme compte les clics au moment du clic ; Analytics compte les sessions arrivées et mesurables. Scripts bloqués, consentement et chargements abandonnés s'intercalent : un écart est normal, un écart qui change brusquement mérite attention.

Les UTM fonctionnent-ils aussi bien avec GA4 ?

Oui. Les cinq paramètres sont inchangés et GA4 les lit de la même façon ; seuls les rapports où ils apparaissent ont bougé. Tout ce qui a été balisé avant la migration reste exploitable, raison de plus pour soigner la convention plutôt que la version de l'outil.

Combien de temps garder le même schéma de nommage ?

Le plus longtemps possible. La valeur des données UTM est comparative, et chaque changement de convention crée une rupture qui complique les comparaisons d'une année sur l'autre. Ajoutez des valeurs quand de vrais nouveaux types d'envoi apparaissent ; résistez à l'envie de renommer l'existant par souci d'ordre.

Mailpro et le suivi des campagnes

Ne laissez plus le trafic de votre newsletter finir en « direct »

Mailpro balise automatiquement les liens de vos campagnes pour Google Analytics et affiche ouvertures, clics et rebonds à côté : vous voyez ce que l'email a fait et ce qui s'est passé après le clic.

Démarrer gratuitement avec Mailpro Voir vos statistiques d'emailing

 

Article Précédent

   

Article Suivant

Vous pourriez également être intéressé par :

Au fil du temps, vos campagnes email peuvent déclencher l’activation des filtres anti-spam sur les serveurs de messagerie de vos destinataires. Cet effet cumulatif de vos campagnes a un impact sur votre réputation d'envoi. Vo...
La segmentation de vos bases de données est une préoccupation principale dans l’établissement de votre campagne d’emails marketing. Cependant, il existe différentes façons de segmenter une base de données. Retour sur ces pratiques...
Google est en plein remaniement au niveau d’Android et de ses services. Les possesseurs de Smartphones et tablettes découvrent donc petit à petit ces changements et font leurs premiers pas sur ce fameux material design. Il y a dé...
Les e-mails de reconquête sont un élément essentiel de toute stratégie compl&ete de marketing par e-mail. Ils se concentrent sur la réactivation des clients inactifs, visant &a raviver leur intérêt et les encourage...
Les coûts de diffusion varient selon le mode de diffusion utilisé et la volumétrie des campagnes marketing. Quel que soit le mode de diffusion choisi sur le Web, ils sont beaucoup moins chers par rapport  au coût d’affranchissemen...